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Réalisateur : Cary Joji Fukunaga Année de production : 2009 Sortie en salles : 21 octobre 2009 ![]() Synopsis : Au Honduras, la jeune Sayra retrouve son père après une longue séparation. Elle doit émigrer avec lui et son oncle aux Etats-Unis. Au Mexique, Casper est membre de la « Mara », l’un des terribles gangs d’Amérique Centrale. Pour venger la mort de sa fiancée, il tue un chef de bande et prend la fuite. Sur le toit du train qui file vers le Nord, entourés de centaines de candidats à l’émigration, Sayra et Casper se rencontrent. Il fuit son passé criminel, elle espère un avenir meilleur : parviendront-ils à échapper ensemble à leur destin et à franchir la frontière ? ![]() Distribution : Edgar Flores, Paulina Gaitan, Kristian Ferrer… ![]() Site Officiel : Sin Nombre le Film |


Il s’agit du premier long métrage du jeune Californien de 32 ans, Cary Joji Fukunaga. Après avoir remporté cette année, les prix de la meilleure réalisation et de la meilleure direction artistique dans la catégorie film dramatique au Festival du Film Indépendant de Sundance, son film a raflé la semaine dernière, le prix du Jury au Festival de Deauville.
Sin Nombre ne sortira que le mois prochain, mais j’ai pu assister hier soir à une projection en avant-première grâce à Cinéfriends et au distributeur Diaphana Films. Ainsi, je peux d’ors et déjà vous affirmer que les prix remportés sont loin d’être usurpés. Il s’agit là d’une très belle oeuvre et j’ai hâte de voir ce que donnera le prochain film de ce métisse japonais-suédois.

Cary Joji Fukunaga récompensé par Jean-Pierre Jeunet Président du Jury de Deauville

Cary Fukunaga derrière la caméra
Dans Sin Nombre, Cary Joji Fukunaga a choisi de raconter le voyage semé d’embûches effectué par les migrants originaires de l’Amérique centrale avant d’atteindre la frontière Mexicaine avec les Etats-Unis.
Dès lors, on suivra Sayra (Paulina Gaitan), son oncle et son père du Honduras jusqu’à la frontière mexicaine. D’une marche forcée exténuante à l’embarquement à bord du train de marchandise qui les mènera à leur El dorado. Un périple que le réalisateur a lui même vécu pour les besoins du film en compagnie de 700 migrants du Chiapas nous a t-il confié avant la projection.
Ce film très documenté met également en scène les gangs des ghettos d’Amérique Centrale dont la sanguinaire Mara à travers le parcours initiatique du jeune Smiley et la fuite d’un de ces membres, Casper.

Sayra et son oncle

Edgar Flores alias Willy/Casper
La caméra embarquée façon documentaire donne un ton réaliste à l’ensemble et renforce la crédibilité de ce que l’on nous propose. Des images fortes bien loin du glamour Hollywoodien. On y perçoit la pauvreté, la moiteur environnante, la peur qui colle au ventre des émigrés.
Gageons que certains spectateurs trouveront quelques scènes violentes, je pense notamment au premier meurtre de Smiley (ou comment remplacer les sempiternelles croquettes de Médor). Mais ici ce n’est jamais gratuit. Il s’agit simplement du reflet de la réalité qui est malheureusement souvent bien pire que cela.
J’ai aussi particulièrement aimé l’interprétation des acteurs qui est sans conteste une véritable valeur ajoutée à ce film. On se sent proche d’eux et l’empathie fait le reste.

Casper et Sayra en quête d’une vie meilleure

Paulina Gaitan alias Sayra
Bien que j’ai trouvé le film très poignant, je dois vous avouer que j’ai été quelque peu déroutée par sa fin un peu abrupte à mon sens. Quoiqu’il en soit, l’ensemble reste de très bonne facture et je vous incite à vous rendre dans les salles obscures le 21 octobre prochain.
Crédits Photos – © Diaphana Films










3 Comments, Comment or Ping
Hehe comme d’hab on a une fois de plus le même avis. La fin est moins bonne que le début…
sept 16th, 2009
Je suis dans ta tête
sept 16th, 2009
Reply to “[Critique] Sin Nombre, avant-première”