


Réalisateur : Joël et Ethan Coen
Année production : 2008
Date de sortie : 10 décembre 2008
Synopsis : Osborne Cox, analyste à la CIA vient d’être renvoyé et décide d’écrire ses mémoires en noyant ses ennuis dans l’alcool. Sa femme, Katie le trompe avec Harry Pfarrer, un marshal fédéral marié pour qui elle décide de quitter Cox.
Linda Litzke, employée au club de remise en forme Hardbodies Fitness ne pense qu’à une seule chose: l’opération de chirurgie esthétique qu’elle désire subir et compte sur son collègue, Chad Feldheimer, pour faire son boulot à sa place.
Lorsqu’un CD contenant des informations destinées au livre de Cox tombe accidentellement entre les mains de Linda et Chad, tous deux décident de tirer parti de cette aubaine…


Osbourne Cox alias John Malkovich
Linda Litzske alias Frances McDormand
Chad Feldheimer alias Brad Pitt
Harry Pfarrer alias George Clooney
Katie Cox alias Tilda Swinton
Ted Treffon alias Richard Jenkins
L’officier de la CIA alias David Rasche
Le supérieur de la CIA alias J.K. Simons

La première pensée qui m’est venue à l’esprit lorsque le générique fit son apparition sur l’écran fut : « C’est tout, c’est déjà fini !! » En effet, avec Burn After Reading les frères Coen nous livre un film empli de suspens né d’une suite de situations ridicules mais s’imbriquant parfaitement, dont la fin nous prend un peu au dépourvu.
Néanmoins, ils ont su comme à leur habitude nous transporter dans un univers où on prend conscience qu’en matière d’idiotie peu importe sa provenance elle s’équivaut. Quelle provienne de membre de haute sphère de l’intelligensia ou de celle de salarié de club de gym.
« Les personnages de Burn after reading sont des andouilles, mais des andouilles sympas. Nous avons demandé à nos acteurs de réveiller l’andouille qui sommeillait en eux« , expliquent le duo de réalisateurs.
Je dois admettre que leur demande a été largement honorée et ce pour notre plus grand plaisir.
Nous avons un George Clooney dont les mimiques hilarantes donnent dans le burlesque. La scène dans le parc où il se croit observé de toute part vaut son pesant de cacahuètes ou celle où il fait son entrée dans le film avec son allergie alimentaire.
Un John Malkovich jurant comme un chartier qui acculé par une situation de plus en plus pitoyable décide de mener une vendetta, le tout en caleçon et chaussettes. Et pour finir, un Brad Pitt décoloré qui depuis l’armée des 12 singes, n’avait pas été vu aussi disjoncté et je ne vous parle même pas de son look qui est au summum du ridicule.
Je donnerais également une mention spéciale à J.K. Simmons qui dans les deux scènes où il apparaît avec son air pincé a eu le mérite de me faire rire et à su renforcer l’ambiance absurde qui règne au sein de toute cette histoire.
Ici, les frères Cohen maîtrisent parfaitement la valse entre les différentes trames narratives et arrivent à nous faire rire même si on sait que derrière ces situations satiriques, se cachent de véritables drames humains.
Fort du postulat qui veut que les imbroglios peuvent naître à une vitesse surprenante, ce récit ne s’inscrit peut-être pas au côté de film majeur tel qu’à pu l’être No Country For Old Men, mais il n’en demeure pas moins que Burn After Reading s’avère un bon divertissement qui se laisse regarder.

C’est la troisième fois que George Clooney tourne sous la direction des frères Coen après O’Brother en 2000 et Intolérable cruauté en 2003. Ces trois comédies forment une trilogie, baptisée par les réalisateurs « Trilogie des idiots ».

Joël Cohen : « L’idée de ce film est partie de notre envie d’écrire des rôles différents pour des acteurs et actrices que nous connaissions bien. Nous pensions que ce serait amusant de confronter George Clooney, Richard Jenkins, Frances McDormand et Brad Pitt« .


« Je ne m’attendais pas à ce que mon personnage soit un abruti au crâne vide, machouilleur de chewing-gum, buveur de Gatorade et accro à l’iPod. C’est un idiot total… mais il a bon coeur. Je considère donc ce rôle comme un tremplin pour ma carrrière ! »

L’affiche stylisée de Burn after reading est un hommage évident à Saul Bass, grand graphiste américain décédé en 1996, célèbre pour la création de génériques, mais aussi pour la conception d’affiches de films, parmi lesquelles celles de Sueurs froides, L’Homme au bras d’or ou West Side Story.


© Crédits Photos – StudioCanal
