BORAT
![]() |
Réalisateur : Larry
Charles (Larry
et son nombril)
Scénariste : Sacha
Baron Cohen
|
Sacha Baron Cohen (Ali G), Ken Davitian (Boston justice), Pamela Anderson (Alerte à Malibu).

![]()

![]()


![]()


![]()


![]()

Pendant la voyage officiel du président kazakh, Nursultan
Nazarbayev, à Washington, Borat a publié un communiqué de
presse expliquant que le dirigeant était en fait venu aux
Etats-Unis pour faire la promotion de son film.
Multipliant les provocations, le faux journaliste est
allé au même moment à la Maison Blanche pour remettre une
invitation à George W. Bush pour la projection de son
film. Il a toutefois été poliment éconduit par les
autorités. Donald Rumsfeld, Bill Gates, O. J. Simpson et
Mel Gibson ont eux aussi été invités.

Les premières scènes de Borat, où il présente son village
natal, n'ont pas été tournées au Kazakhstan mais en
Roumanie, à Moroieni, un petit village de tsiganes situé
à deux heures au Nord de Bucarest. Reconnaissants pour la
coopération et la gentillesse des habitants, la
production et Sacha Baron Cohen leur ont fait cadeau
d'ordinateurs, de sacs à dos, de matériel, et de livres
pour l'école locale.

La productrice exécutive Monica Levinson a dû passer une
nuit en prison après un malentendu avec la police
New-Yorkaise. Elle avait emprunté à un hôtel local un
téléphone, un radio-réveil, et un édredon, destinés à
être utilisés comme accessoires. Même s'ils avaient une
autorisation de tournage et une police d'assurance de
cinq millions de dollars pour les biens perdus ou volés,
la police de New York n'a rien voulu entendre et a
procédé aux arrestations. Par la suite, le FBI a
régulièrement dû suivre l'équipe du film ainsi que Borat,
qui n'a jamais révélé sa véritable identité.

Pour tourner Borat, Sacha Baron Cohen n'est jamais sorti
de son personnage de reporter kazakh faisant croire qu'il
tournait un véritable documentaire étranger. Suite à la
sortie du film aux Etats-Unis, certaines personnes
apparaissant dans le film n'ont pas hésité à poursuivre
Sacha Baron Cohen en justice, estimant qu'il avait
utilisé leur image à leur insu et qu'il les avait
humiliés en public. C'est le cas notamment du
concessionnaire automobile, de la famille qui accueille
Borat et des étudiants qui l'ont invité à boire un verre
dans leur camping-car. A l'étranger, les figurants
roumains se sont également sentis touchés par le film qui
les fait passer pour des gens racistes, homophobes et
irresponsables.
Interview
au Late Show avec David Letterman
Borat
chante dans un bar de cowboys...
Ce film a
énervé les Russes. Au point que Borat, qui devait sortir
le 30 novembre prochain en Russie, a été interdit de
projection comme aux plus belles heures de la censure du
temps de l'Union Soviétique. Il faut dire que dans Borat,
le Kazakhstan est caricaturé à l'extrême. C'est un pays
où les habitants sont homophobes, obnubilés par le sexe
et boivent de l'urine de cheval fermentée. Un tableau
éloquent si on prend bien sûr cette satire au premier
degré et qui n'a pas non plus été appréciée par cette
république musulmane de l'Asie Centrale ex-soviétique,
proche alliée de la Russie.
Pour préserver les bonnes relations avec le Kazakhstan,
l'agence fédérale pour la culture russe, chargée de
délivrer les autorisations aux films qui vont être
projetés dans le pays, a donc préféré sévir. Son
porte-parole explique qu'il s'agit "d'éviter d'offenser
certaines catégories de spectateurs, certaines
confessions et nationalités" à savoir, sans les nommer,
les nombreux Kazakhs qui vivent et travaillent en Russie.
Site
officiel : http://www.borat-lefilm.com/
Myspace
Borat : http://www.myspace.com/borat
|
Borat
est un personnage créé par le comique anglais,
Sacha Baron Cohen. Originaire du Kazakhstan,
Borat Sagdiyev est un journaliste fictif de la
télévision kazakh, apparu pour la première fois
en Angleterre sur Channel 4 dans l'émission Da
Ali G show. Faussement candide, il tentait de
soulever les paradoxes et l'hypocrisie de la
société britannique par le biais d'interviews
satiriques où ses questions misogynes, homophobes
et antisémites ne manquaient pas de provoquer des
réactions inattendues.
Il nous revient fidèle à lui même dans une odyssée américaine intitulé "Borat, leçons culturelles sur l'Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan" qui regorge d'humour caustique et acerbe. Dès lors, j'ai du mal à comprendre l'hostilité de certaines personnes à son encontre car Il s'agit d'un film à l'humour engagé visant à dénoncer l'inculture américaine et plus généralement occidentale. Il faut aller au-delà des scènes vulgaires et potaches à tendance scato et ne pas prendre tout ce qui nous ai montré au premier degré. En effet, Il est indéniable qu'ici le fond prévaut sur la forme et que nous avons affaire à une véritable satire de notre société. Ainsi, on ressort de la projection en se remémorant l'ensemble des saynètes et la réflexion prend vite le pas sur le côté comique.
|
|---|
Crédits Photos
: © Twentieth Century Fox France
