cinemaSeverance






18677652 Réalisation : Christopher Smith (Creep)

Sortie en salles : 18 octobre 2006

Synopsis : Six personnes de la société de vente d'armes Palisade Defense se rendent à un week-end de paint-ball organisé par leur entreprise. Malgré l'étrangeté des lieux et les rumeurs qui s'y rapportent, le week-end démarre plutôt bien jusqu'à ce que les participants découvrent qu'ils sont devenus la proie de soldats d'élite légèrement dégénérés. Dès lors, ils vont devoir se battre pour leur survie et l'expression répandue dans leur business "tué ou être tué" va prendre tout son sens...






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Steve alias Danny Dyer (Jardinage à l'anglaise)
Maggie alias Laura Harris (Dead like me)
Richard alias Tim McInnerny (MI5)
Harris alias Toby Stephens (Meurs un autre jour)




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• Le pitch choisi pour présenter Severance : "la série The Office rencontre Délivrance" était assez simple, mais suffisamment évocateur pour attiser la curiosité du réalisateur Christopher Smith et du producteur Jason Newmark. L'envie de faire à nouveau un film d'horreur a permis aux deux hommes de se retrouver sur le projet Severance, un an seulement après la sortie de Creep.

• A l'origine le scénario de Severance n'avait pas grand chose à voir avec celui que l'on peut découvrir sur grand écran comme l'explique
Christopher Smith :

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La première fois que nous l'avons lu, le scénario s'intitulait P45. Il s'agissait d'un groupe de vendeurs d'arme qui partaient en séminaire de motivation. Ils devaient surmonter différentes épreuves pour conserver leur travail. Le titre était une référence au formulaire de licenciement anglais."

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• L'humour est l'un des principaux traits définissant Severance, cependant ce film n'est pas pour autant une comédie d'horreur à l'image de Shaun of the Dead ou de la saga Scary Movie. L'objectif étant alors pour le réalisateur Christopher Smith de combiner un film à la fois ludique, terrifiant et macabre :

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Il faut trouver l'équilibre entre l'humour et les conventions du film de genre. Il se passe des choses drôles mais ce n'est pas une sitcom, les personnages ne passent pas leur temps à lancer des vannes. Il se passe des choses atroces mais ce n'est pas un énième slasher. On est très clairement dans l'humour noir. Dès le début, on cherche à faire rire le spectateur mais sur un ton décalé."

• C'est après plus de quatre mois de recherches que l'équipe de production et Christopher Smith ont réussi à réunir les sept acteurs qu'ils recherchaient pour débuter le tournage. Le producteur Jason Newmark revient sur ce casting :

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L'enjeu était de trouver des acteurs capables de mêler comédie et horreur, de faire rire et de savoir crier... J'ai toujours été conscient de l'importance du casting sur lequel reposerait le film. Je n'ai été rassuré que le jour où les sept se sont retrouvés dans la même pièce et que l'on a tout de suite senti que nous avions trouvé notre troupe."

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• C'est le directeur artistique John Frankish qui s'est occupé de réaliser la forêt de Severance non sans rencontrer quelques difficultés :

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Je pensais bêtement que rien ne ressemble plus à un arbre qu'un arbre... mais j'ai vite déchanté. Au final, entre la Hongrie, dont les forêts sont très diversifiées et changent d'aspect très rapidement, l'Île de Man où elles sont très denses, nous avons combiné douze lieux pour arriver à créer notre forêt de 2 km carré !! Le véritable défi était de maintenir la crédibilité et la continuité des décors."

Site Officiel : http://www.severance-lefilm.com/

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Ayant vu et apprécié le précédent film de Christopher Smith, Creep, je me suis dit que je ne prenais pas de grands risques en regardant Severance. Après ma petite séance, je dois dire que mon intuition s'est avérée plutôt bonne. Dès les premières secondes du film, nous sommes plongés au coeur de la forêt où un homme tout droit sorti de "Dallas" et deux Call-Girls hongroises ont l'air d'être en fâcheuse posture. Le premier meurtre ne tarde pas d'ailleurs à être perpétré. Le rythme restera soutenu tout au long du film et nous n'aurons pas le temps de nous ennuyer.

Sur la base d’un survival un peu léger dans le texte, Christopher Smith nous sert une comédie trash et décapante à souhait. Ainsi, Severance réussi à marier avec justesse la comédie et le film d'horreur. Toute l'ambition de Smith réside dans le fait d’exploiter une trame plus qu'éculée et d'en faire une bombe à retardement. Dès lors, il se joue constamment de nous et les effets attendus par le spectateur sont détournés à rebours pour mieux provoquer le sursaut vain ou le rire aux pires moments. La scène où la nana se lève en pleine nuit avec une araignée dans le dos en est l'archétype.

La plupart des scènes de mutilations se passe hors cadre mais le son produit par les muscles arrachés est assez explicite pour que notre imagination fasse le reste.

Seul bémol à ce film, la fin. Elle est vraiment toute pourrie et on a l'impression que le réalisateur en avait marre ou peut-être est-ce dû à des contraintes budgétaires...


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Crédits photos : © La Fabrique de films


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