Cannibal
Holocaust
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Réalisation : Ruggero
Deodato
Origine : Film colombien, italien. Budget : 100 000 dollars Sortie(s) : 22 avril 1981 (France) et 19 juin 1985 (USA) Synopsis : Une équipe de journalistes composée de trois hommes et une femme se rend dans la jungle amazonienne afin à la recherche de vrais cannibales. Bientôt, la troupe ne donne plus aucun signe de vie. Le gouvernement américain décide alors d'envoyer une équipe de secours sur place. Celle-ci retrouve, grâce à une tribu amazonienne, les cassettes vidéos de la première équipe, qui renferme le terrible secret de leur disparition... |
Professeur Harold Monroe alias Robert Kerman
Alan Yates alias Gabriel Yorke
Faye Daniels alias Francesca Ciardi
Jack Anders alias Perry Pirkanen
Mark Tomaso alias Luca Barbareschi
Felipe alias Salvatore Basile

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Le film
contient des images crues (simulacre d'une découpe de
carcasse humaine, castration, amputation) ou encore de
pornographie (nombreux viols). Par contre, des animaux
ont effectivement été tués durant le tournage. Interrogé
à ce sujet, le réalisateur répondit simplement que les
quotas de chasse avaient été respectés. Ce dernier point
entraînerait pourtant sa censure en Italie.
Le film a été
censuré en Allemagne de l'Ouest, en Australie, en
Finlande, en Irlande, et en Norvège. Il a également été
classé X, interdit aux moins de 16 ou 18 ans dans de
nombreux pays. Interdit aux moins de 16 ans en France
pour sa version censurée lors de sa sortie en salles à
l'époque et récemment interdit aux moins de 18 ans pour
sa version intégrale et inédite en France.

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Une femme est empalée sur un pieu vertical. Ruggero
Deodato se vit contraint à prouver devant une cour de
justice le caractère fictif de la scène. L'actrice ayant
en fait été assise sur une selle de vélo, tenant dans sa
bouche l'autre extrémité du pieu.

Cannibal
Holocaust provoqua un grand scandale à sa sortie. En
Italie, le réalisateur Ruggero Deodato eut des ennuis
avec la censure. Une rumeur circulait, faisant croire que
les acteurs avaient vraiment été mangés vivants durant le
tournage. Le réalisateur décida de passer à la télé avec
eux pour montrer qu'ils n'avaient pas été tués.

Le film aurait rapporté 200 millions de dollars hors
inflation.
L'acteur principal Robert Kerman, n'est autre que R.
Bolla, acteur pornographique apparu dans plus de 100
films.

La musique qui
vaut son pesant de cacahuètes est de Riz Ortani.
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Au
menu ce soir : Viols et mutilations diverses
accompagnés de la musique sirupeuse de Riz
Ortolani. Tout d'abord 4 petits conseils avisés
pour profiter pleinement de ce film :
1/ Eviter tout contact avec la nourriture. En effet, dégobiller sur son canapé c'est pas très chic. 2/ Ne pas être militant SPA, PETA. En effet, ce film compte à son actif : un petit singe scalpé, un ragondin éventré, une tortue géante décapitée et dépecée avec minutie. Le tout filmé en gros plan, histoire que l'on ne perd pas une miette de la souffrance éprouvée par l'animal. Mais bon, pas la peine de vous ruer sur votre téléphone pour crier au scandale, ils ont respectés le "quota de chasse" et ça c'est pas rien... Merci. 3/ Ne pas être réfractaire aux scénarios écrit à l'arraché dans la jungle Colombienne. 4/ Ne pas oublier que ce film a été tourné en 1980, même si il fait plus 70's. Oui, je sais c'est pas une excuse.... 5/ Etre patient car les scènes les plus gores sont dans la dernière partie du film. Voilà, je crois que c'est à peu près tout. En respectant ces consignes, vous pourrez apprécier à sa juste valeur ce film. Le réalisateur a fait son maximum pour satisfaire les amateurs de barbaries et de cruauté. En sus des scènes de tortures sur les animaux précédemment citées, Ruggero Deodato n'épargne pas ses congénères et ça charcute à tout va. Cannibal Holocauste fut sujet à polémiques, notamment concernant cette façon de tourner quasi documentaire qui met le spectateur dans le rôle d'un voyeur, tant le réalisme est omniprésent. La caméra embarquée nous rappelle Le Projet Blair Witch, le gore en plus. A la fin du film le Dr Harold Monroe tout en en allumant sa pipe joue les philosophes et dit : "Est-ce qu'il est nécessaire de montrer aux hommes l'enfer pour qu'ils croient un peu en leur bonheur, ahhhhhhhh ?" Mais c'est bien sûr !!! Toute cette barbaque jetée à la tronche n'était là que pour nous démontrer à quel point l'homme dit civilisé est un éternel insatisfait. Fichtre !!! Avec cette simple phrase il m'a cassé tout mon délire sur le message que j'avais entrevu. Moi, qui pensais bêtement qu'il avait voulu dénoncer la violence omniprésente dans les médias. Les défenseurs et les détracteurs de ce film sont au moins d'accord sur un point, c'est un film qui ne laisse pas indifférent et marque les esprits.
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Crédits photos : © Grindhouse Releasing.
