Le
Prestige
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Réalisateur : Christopher
Nolan (Batman Begins)
Sortie en salles : 15
novembre 2006
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Robert
Angier alias
Hugh Jackman (X-men)
Alfred Borden alias
Christian Bale (Batman
Begins)
Cutter alias
Michael Caine (Batman
Begins)
Olivia alias
Scarlett Johansson (The Island)

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Julia
Angier alias
Piper Perabo (La crypte)
Sarah Borden alias
Rebecca Hall
Jess alias
Samantha Mahurin
Nikola Tesla alias David Bowie (Labyrinthe)

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M.
Alley alias
Andy Serkis (King kong)
Le juge alias
Ed Wood (Night of the
ghouls)
Le procureur alias
Jim Piddock (Big Movie)
L'avocat alias
Christopher Neame (La mutante 3)

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Le Prestige de
Christopher Nolan est l'adaptation du roman homonyme de
Christopher Priest. Le romancier raconte dans son oeuvre,
la rivalité entre deux magiciens, Alfred Borden et Robert
Angier au début du 19 ème siècle. Il reçoit le prix World
Fantasy Award en 1996 pour son roman.

Le tournage du
film a permis à Christopher Nolan de retrouver son équipe
technique qui avait travaillé sur le tournage de Batman
Begins. Au générique, nous retrouvons Wally Pfister le
directeur de la photographie, Nathan Crowley le chef
décorateur, et Lee Smith le chef monteur.


Le titre, Le
Prestige, renvoie dans le film au dernier acte d'un tour
de magie. En effet, chaque tour de magie est composé de
trois actes :
• Le premier acte "la promesse" présente au public une
situation banale
• Le deuxième acte "le revirement" la situation de départ
devient extraordinaire
• Le dernier acte "le prestige", présente l'aspect le
plus spectaculaire du tour.

Le Prestige se
déroule à l'époque victorienne, une période très riche de
découvertes technologiques et scientifiques. Pour donner
vie à cette époque en pleine mutation, Christopher Nolan
s'est plus attaché à créer une atmosphère dans son film,
que de reconstituer en détails cette période. Le
réalisateur commente:
"C'est
donc notre vision du Londres victorien une vision très
actuelle et immédiate,et qui à mon avis permet de mieux
comprendre quel était le mode de vie à l'époque. Mais
nous avons cherché à plonger directement au coeur de cet
univers, et il était donc essentiel de mettre à profit
les mouvements d'appareils et les décors pour que le
spectateur y entre immédiatement ".

Le chef décorateur Nathan Crowley a crée au total 68
décors pour le film. Il s'est documenté en cherchant des
photographies de Londres de 1890. Pour créer l'atelier
d'Alfred Borden, Nathan Crowley s'est inspiré de
l'atelier du magicien Houdini. Quant à la fameuse machine
futuriste que Tesla a imaginée pour Angier pour qu'il
puisse créer des tours de magie inédits, le chef
décorateur s'est beaucoup inspiré de la revue "scientific
american" de 1890. Il est également resté proche de la
réalité historique en créant en grandeur nature la bobine
Tesla.

Les costumes
ont été soigneusement étudié pour créer un style
"victorien déconstruit" précise la chef costumière. Elle
explique :
"Dans
le film, il ne s'agissait pas tant de reproduire les
costumes dans le moindre détails que d'être au plus prés
des personnages et de dévoiler leurs parcours à travers
leurs vêtments.". Nous avons encore en tête l'image du
magicien de l'époque victorienne, portant une cape
étoilée, mais en se documentant, on constate qu'ils se
produisaient sur scène vêtus comme des parfaits
gentlemens arborant veste et noeud papillon blanc ".
C'est dans le
rôle de Nikola Tesla qu'on découvre David Bowie, chanteur
de rock britannique. Le personnage de Tesla a réellement
existé. Inventeur passionné et homme de science, Tesla a
immigré aux Etats Unis et s'est imposé comme un Léonard
de Vinci contemporain. On lui doit notamment la
découverte du champ magnétique rotatif indispensable pour
tout dispositif utilisant le courant alternatif, ainsi
que la bobine de Tesla, engin à induction qu'on emploie
couramment en radio. La rumeur court que Tesla aurait
inspiré Max Fleisher, savant fou de la BD de superman.
Sa rivalité avec Thomas Edison, rappelle la rivalité qui
existe entre Borden et Angier dans Le Prestige.
Christopher Nolan a choisi David Bowie pour son
extravagance.

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Après
Existenz adapté par David Cronenberg, Le prestige
est le second roman de Christopher Priest a être
adapté au cinéma. Cette fois-ci c'est Christopher
Nolan à qui l'on doit Batman Begins et Memento
qui s'y colle.
Le prestige nous plonge au coeur d'une rivalité exubérante et vaine entre deux prestidigitateurs Londoniens à l'époque Victorienne. Nolan se sert ici de la double narration, ce qui permet l'alternance des points de vue et renforce la dualité existante entre nos deux protagonistes. Grâce à une mise en scène efficace et une trame élaborée le spectateur est littéralement happé par l'histoire. Le twist final qui n'est pas sans nous rappeler Usual Suspects nous donne l'envie de revoir le film pour en apprécier toute la subtilité. C'est vrai qu'en y repensant le film est balisé d'indices mais l'intrigue est finement menée et Nolan réussi à nous berner jusque là et ce, malgré l'avertissement présent dés le début du film : "Regardez bien attentivement..." Les acteurs principaux ayant déjà joués ensemble, Michaël Caine et Christian Bale dans Batman Begins, Scarlett Johansson et Hugh Jackman dans Scoop, une certaine osmose se dégage entre les acteurs. Ainsi, l'alchimie opère et leur interprétation semble fluide et le film n'en est que meilleur. Le doute et l'ambiguïté sont maniés avec brio par l'ensemble du casting. Le spectateur ne sait pas à quel Saint se vouer et les rôles habituels, à savoir celui du méchant et celui du gentil est loin d'être déterminé. La complexité des personnages est parfaitement exploitée. Manipulations, faux semblants nous sommes bien là dans l'univers de la Prestidigitation. Je suis passée à côté lors de sa sortie au cinéma car l'histoire ne me disait franchement rien. Tiens, Wolverine et Batman dans un film sur la magie, ça sent le marketing à plein nez et bla, bla, bla. Que nenni ! Disponible actuellement en Dvd, je vous le recommande chaudement.
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Crédits photos
: © Warner Bros
