cinemaLe Labyrinthe de Pan






SHUNRIZE labyrinthe de pan Réalisation : Guillermo Del Toro (Hellboy)
Sortie en salles : 01 Novembre 2006
Dir. photo : Guillermo Navarro (Spawn, Hellboy)

Synopsis : Espagne, 1944. Fin de la guerre. Carmen, récemment remariée, s'installe avec sa fille Ofélia chez son nouvel époux, le très autoritaire Vidal, capitaine de l'armée franquiste. Alors que la jeune fille se fait difficilement à sa nouvelle vie, elle découvre près de la grande maison familiale un mystérieux labyrinthe. Pan, le gardien des lieux, une étrange créature magique et démoniaque, va lui révéler qu'elle n'est autre que la princesse disparue d'un royaume enchanté. Afin de découvrir la vérité, Ofélia devra accomplir trois dangereuses épreuves, que rien ne l'a préparé à affronter...






Sergi Lopez (Harry un ami qui vous veut du bien), Ivana Baguero, Maribel Verdu (Goya),

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Le Labyrinthe de Pan a été présenté en Sélection Officielle en compétition au festival de Cannes 2006. Malgré un accueil favorable, le film n'a pas été récompensé par le Jury présidé par Wong Kar-Wai.

Parmi les multiples sources d'inspirations qui ont façonné l'univers du Labyrinthe de Pan, Guillermo Del Toro évoque avant tout le peintre Francisco Goya dont le tableau représentant Saturne dévorant son fils (image de gauche) a fortement inspiré l'inquiétante créature du "Pale Man".

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Le dessinateur Arthur Rackham (image de droite) est également présenté comme une forte référence pour le cinéaste.

Située quelques années après l'L'Echine du diable, l'histoire du Labyrinthe de Pan aborde elle aussi le thème du fascisme à travers le prisme du fantastique :

"À mes yeux, le fascisme est une représentation de l'horreur ultime et c'est en ce sens un concept idéal pour raconter un conte de fées destiné aux adultes, explique Guillermo Del Toro. Car le fascisme est avant tout une forme de perversion de l'innocence, et donc de l'enfance. Pour moi, le fascisme représente en quelque sorte la mort de l'âme car il vous force à faire des choix douloureux et laisse une trace indélébile au plus profond de ceux qui l'ont vécu. C'est d'ailleurs pour cette raison que le véritable ?monstre? du film est le Capitaine Vidal, qui est incarné à l'écran par Sergi Lopez. Un monstre bien réel comparé à ceux qui évoluent dans le labyrinthe. Le fascisme vous consume à petit feu, pas forcément physiquement, mais au moins spirituellement."

Site officiel : http://www.lelabyrinthedepan.com/


Sélectionné à Cannes mais n'ayant pas obtenu de prix, Le Labyrinthe de Pan n'en demeure pas moins une oeuvre dense, un chef-d'oeuvre émotionnel d'une beauté rare.

Tout comme l'Echine du Diable, le Labyrinthe de Pan oppose l'innocence d'un enfant à la terreur de la guerre civile espagnole. Néanmoins, Guillermo Del Toro a décidé d'aller plus loin dans l'exploration des rêves intérieurs et dans la cruauté.
L'interdiction au moins de 12 ans de ce film n'est pas usurpée, Le Labyrinthe de Pan est peut être un conte, mais il est noir et cruel. Ici, le merveilleux, loin d'être décoratif, représente l'ultime porte de sortie face à une réalité dure et sanglante, le rêve se fait progressivement de plus en plus douloureux.
Le merveilleux et le réalisme sont en parfaite symbiose grâce à un scénario et à une mise en scène subtils qui privilégient la dimension psychologique.
En mêlant un drame historique et une aventure fantastique baroque, Guillermo Del Toro nous plonge dans un film visuellement époustouflant.
La performance des acteurs est excellente, mais je donnerais une mention spéciale à Sergi Lopez qui campe une ordure de général avec un immense talent.
On est captivé du début à la fin, j'en ai même oublié que je regardais le film en espagnol. A voir absolument.


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Crédits Photos : © Wild Bunch Distribution

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