Blade
Runner
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Réalisation
: Ridley Scott (Alien,
...)
Budget : 28 millions de Dollars Sortie en salle : 1982 première version "gentille", 1992 la version director's cut. Scénario : David Webb Peoples, Hampton Fancher, Roland Kibbee d'après Philip K. Dick Musique : Vangelis Synopsis : L'histoire se passe en 2019 dans un Los Angeles d'une Terre viciée à cause de guerres radioactives qui ont anéanti la quasi-totalité de la faune et de la flore de la planète. Les gouvernements terriens encouragent très fortement l'exil vers Mars qui est en cours de colonisation. Pour favoriser les départs, ceux-ci donnent gracieusement un « robot androïde à tout faire » à toutes les personnes qui partent pour Mars. Ces androïdes sont appelés réplicants et sont plus ou moins considérés comme des esclaves modernes. Ils sont aussi utilisés dans les travaux pénibles ou dangereux, comme objets de plaisirs ou dans les forces armées. |
| Harrison
Ford
Rutger Hauer Sean Young Edward James Olmos M. Emmet Walsh Daryl Hannah William Sanderson Brion James Joseph Turkel Joanna Cassidy James Hong Morgan Paull Kevin Thompson John E. Allen Hy Pyke |
Rick Deckard, Blade Runner
Roy Batty Rachel Gaff Bryant Pris J.-F. Sebastian Leon Eldon Tyrell Zhora Hannibal Chew Holden Bear Kaiser Taffey Lewis |

Réplicants
?
Les
réplicants sont créés par une seule
puissante firme : la Tyrell
Corporation qui est à la fois riche,
puissante et influente. Après une révolte sanglante des
réplicants dans une colonie martienne, ces derniers sont
alors interdits sur Terre. Toutefois, certains
réussissent à s'enfuir et à regagner
la Terre pour retrouver leurs
créateurs (dont Monsieur Tyrell, lui même), et les
obliger à rectifier leur caractère génétique qui les
limite à une durée de vie de quatre à cinq ans au plus.
Blade Runner ?

Les
unités Blade Runner sont là pour faire
respecter la loi aux contrevenants androïdes. Ils ont
donc l'autorisation
de tuer n'importe quel réplicant
en situation irrégulière. On n'appelle pas cela un
meurtre mais un retrait.
Chaque retrait donne droit à une prime substantielle pour
le Blade Runner qui l'a effectué. Toutefois, ces
androïdes modernes sont tellement évolués qu'il est
difficile aux Blade Runners de les identifier et ils
doivent alors enquêter longuement afin d'avoir la
certitude qu'il s'agisse bien d'un androïde avant de le
retirer (car, en cas d'erreur, il n'est absolument pas
couvert par les services de police : il s'agit alors
d'un meurtre pur et simple).
Pour
repérer les réplicants, le Blade Runner se concentre sur
les différences qui existent entre eux et les humains.
Voici les trois principales :
1 / Les réplicants ne sont pas
sensibles à la vie animale (à laquelle les humains
sont très attachés, d'autant plus que les vrais animaux
sont très, très rares) et ne ressentent rien lorsqu'un
animal est mis à mort. Ainsi, un massacre dans une
animalerie mettra sûrement le Blade Runner sur la piste
de réplicants.
2 / Les réplicants n'ont aucune
forme d'empathie entre eux et envers les
autres... Ainsi, ils ne feront
rien pour aider l'un des leurs et deviennent souvent
résignés quand un Blade Runner les attrape. C'est
pourquoi les Blade Runners sont capables de détecter un
réplicant en effectuant un test d'empathie
Voight-Kampff.
3 / Les réplicants ont une
moelle osseuse (électronique) différente de celle des
humains, ce qui permet une vérification post-mortem.
Le film s'attache à montrer subtilement ensuite que les
chasseurs de réplicants n'éprouvent pas beaucoup plus
d'empathie que les réplicants eux-mêmes. Mais cet aspect
des choses n'est pas perçu tout de suite par le héros.
Attention
grand film !
Peu de temps après le succès du mythique Alien,
Ridley
Scott va faire très mal avec
son film Blade
Runner. En effet, son projet
est collossal et ambitieux. Nous sommes plongé dans le
futur, pour suivre une affaire de cyborgs revenus sur
terre. A première vue, c'est un navet de l'Espace, mais
c'est sans compter le talent de Ridley Scott et de son
Equipe. En effet, ils avaient fait fort avec l'apparition
du vaisseau Nostromo dans Alien.
On pouvait donc s'attendre à quelque chose
d'impressionnant.

Le début du film met la
barre très haut. Un survol d'une cité dans le futur, ses
lumières, les tours crachant le feu, le ciel chargé de
pollution, il fait nuit, d'immenses buildings s'érigent
vers les cieux. Ridley Scott a vu grand, ses
constructions, bâtiments, nous rappellent les
constructions égyptienne dans leur échelle. Le bâtiment
de police, est pyramidal, hasard ? volonté ? ;)

Le film ne perd pas de
temps, la premiere scène est un meutre. Un Blade runner
est chargé de retrouver l'auteur du crime et ses
acolytes. Un réplicant. Création Dans sa quête, il
rencontre le créateur des réplicants, et surtout une tres
belle femme, mystérieuse qui s'avère etre une réplicante.

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Différentes
versions
A
sa sortie
en salles en 1982,
Blade Runner comporte une fin différente de celle voulue
par Ridley Scott. La
Warner et les producteurs du
film voulaient une fin plus claire et heureuse.
Finalement, le film fut un échec
financier, et disparu rapidement
des écrans. Sa
sortie en vidéo donna une seconde chance
au film. En effet, c'est grace à cette sortie
providentielle en vidéo que le film n'est pas tombé dans
l'oubli et a su se faire connaitre et aimer.
Pour célébrer le dixième anniversaire du film en 1992,
une version qui deviendra définitive et sera lancée
: le
director's cut. Version que l'on
retrouve aujourd'hui en dvd. C'est d'ailleurs la seule
que l'on peut trouver, car celle sortie initialement en
salles a été retirée du marché.
Quatre
grosses différences avec la version originale de 1982 :
1
/ La voix off du Héros qui narre ses pensées a été
retirée
2 / La fin heureuse a été retirée (scène empruntée au
film The
Shining de Kubrick)
3 / Quelques moments violents on été légerement adoucis.
4 / Le rêve avec la licorne, plan très court, laissant
sous-entendre avec la fin du film que le héros serait
peut-être lui-même un replicant à qui on aurait implanté
des faux souvenirs...
Un
film qui a du style
On
ne peut être qu'impressionné par l'ambiance de ce film.
Certains plans ont la force d'un Métropolis
de
Fritz
Lang,
d'autres ont la patte d'un film noir avec ses codes.
Les faisceaux
de lumières traversant une pièces
est un effet qui a été très utilisé dans les
films
noirs, Citizen
Kane d'Orson
Welles, et autres films
d'Hitchcock,
sans parler bien évidement du mythique
Métropolis de Fritz
Lang.

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Tout le film se passe la nuit, sous une pluie
battante. La
ville est totalement dépourvue de
végétation. Deckard
est une
sorte de policier/justicier désenchanté,
solitaire.
Il ne fume pas mais boit beaucoup d'alcool. Il
rencontrera une femme fatale comme tout bon policier de
film noir...
Les véhicules et vêtement nous renvoient au film noir et
ses années
40.
Comme un clin d'oeil au film de genre dont il s'inspire
en partie. L'autre partie est une vision fataliste de
l'avenir utilisant la technologie pour définir l'epoque.

Avant
l'ère numérique, et pourtant...
1982,
c'est le début des images numériques, Star
Trek 2, et bien sur
TRON
qui a marqué
par son audace visuelle et sa révolution dans le domaine
de l'image.
Pourtant, Blade
Runner n'utilise pas encore le
numérique. Divers techniques d'effets spéciaux
traditionnels sont utilisés : La construction
d'une ville
miniature et modèles
réduits pour les véhicules,
le matte
painting (peinture sur verre),
les superpositions d'effets
atmosphériques tels que la pluie, le
feu et la fumée...


Bref, pas moins de 65
plans comprenant des
effets
spéciaux ont été tournés.
L'empire
contre-attaque sortie plus tot en 1980 a utilisé bon
nombres de ces techniques traditionnelles, mais blade
runner a su exploiter de manière remarquable et
avec plus
de précision et de réalisme ces dernières.


Il est évident que ces
images magnifiques encore maintenant ont participé
grandement au succès
du film. Il était primodiale d'y
croire pour plonger dans l'histoire.
Similitude
entre Blade Runner et Métropolis
1
/ Une femme artificielle est au centre du conflit.
Dans Métropolis,
la fausse
Maria ou le robot. Dans
Blade
Runner, Rachel,
réplicante perdue et seule.

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2 / Joh
Frederson le maître de
Métropolis,
et le docteur
Tyrell, qui gouverne son empire
cybernétique du haut de sa tour qui peut être aussi le
scientifique fou de Métropolis, Rotwang.

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3 / La danse de Zora,
et la danse de la fausse
Maria
4 / L'utilisation de la division
sociale selon la
hiérarchie
verticale. Les riches vivent en
hauteur et les pauvres dans les bas-fonds.

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5 / Bien évidement l'utilisation de lumières
et
décors
expressionnistes.
(ci-dessous, un extrait de Métropolis,
et à droite, un croquis à peine inspiré de pré-production
de Blade
Runner)

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6 / La ville de Métropolis
et la ville
de Los
Angeles de Blade
Runner.

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L'oeil...

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Il
est souvent représenté et utilisé dans ce film. En
ouverture d'abord, se reflète la ville.
Le
test de Voight-Kamff qui inspecte l'oeil pour
détecter les variations d'émotions. Les photographies qui
font appel à l'oeil, la vision, la nostalgie. Les
répliques nombreuses faisant référence à ce que l'on
voit, ce que l'ont sait, ce que l'on ressent. Voici donc
un symbole
habilement
utilisé tout au long du film.
Les
animaux...

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Il
est intéressant de constater que plusieurs personnages
sont identifiés à un animal. Le docteur
Tyrell
a un
hibou
(artificiel).
Batty
hurle comme
un loup,
Pris
est
maquillée comme un raton
laveur. Léon
et la
tortue
du test du
début du film, Zora
et
son serpent,
Deckard
et sa
licorne...

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Le romain explique qu'il y a peu d'animaux sur terre.
Ceux que l'on voit dans le film sont donc
artificiels.
Zora en fait mention à Deckard dans le film concernant
son faux serpent.
Vous
en voulez encore ?
Les panneaux
publicitaires de la ville présentent à
plusieurs reprises une femme orientale qui avale
une pilule
et sourit.
Il s'agirait de pilules contraceptives. Cette pub du
futur viserait à contrôler l'accroissement
de la population sur terre.

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Le
personnage de Batty
peut être
interprété à la fois comme Jésus
et comme
le Diable.
Son créateur est Tyrell,
un homme riche, intelligent et puissant que l'on voit
dans un immense lit blanc, entouré de chandelles et
portant d'immenses lunettes qui lui permettent de tout
voir. Il représente Dieu.
Sa création, Batty, est donc Jésus et c'est pourquoi il
lui dit : "tu es
le fils prodige".

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Ceci explique pourquoi Batty se
transperce la main d'un clou plus tard dans le film
afin de rester en vie. De l'autre côté de la médaille,
Batty est un tueur et suite au meurtre de Tyrell, nous le
voyons expulsé du royaume
divin (la chambre de Tyrell)
et redescendre (l'ascenseur) en
enfer (la ville). Le meurtre du docteur
Tyrell par Batty le lie aussi de toute évidence avec
la créature
du docteur Frankenstein dans le roman de Mary
Shelley.

Des
croquis, dessins...

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A gauche : Dessin
technique du vehicule de police. A droite : Extrait du
storyboard.

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Recherches de
design...
Conclusion
: Ce
film est un petit bijou. Il a su nous immerger dans un
univers futuriste et réaliste pour mieux nous raconter
une histoire. En effet, plusieurs thèmes sont abordés de
manière subtile. La scène d'amour est émouvante, le jeu
d'acteur est très bon. Harisson
Ford joue bien son rôle. La
fin du film de la version finale 1992 ponctue de manière
efficace ce film. Il est conseillé de visionner plusieurs
fois le film pour en apprécier toute la richesses et les
métaphores. Il n'a pas vieilli.
