Dark
City
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Réalisation
: Alex Proyas (The
Crow, I,Robot, ...)
Dir. Photo : Darius Wolski (The Fan, The Crow...) Budget : 27 millions de Dollars Sortie en salles : 20 Mai 1998 Synopsis : John Murdoch se réveille un soir dans une chambre d'hôtel sordide, le cadavre d'une jeune femme sur les bras. Mais il n'a aucun souvenir de la nuit passée avec elle, ni des jours qui l'ont précédée. Et alors qu'il tente de reconstruire son passé, il se retrouve soupçonné par la police et ses proches d'être le mystérieux tueur en série qui sévit dans le milieu de la prostitution. Traqué par le ténébreux inspecteur Bumstead, il est bientôt confronté à un groupe de sinistres créatures, qu'on appelle les "Etrangers". Conscient de leurs pouvoirs hors du commun, Murdoch découvre que ces derniers se livrent à d'étranges expériences sur la ville et ses habitants... |
Rufus Sewell, William Hurt, Kiefer Sutherland, Jennifer Connelly, Richard O'Brien...
De gauche à
droite :
| Rufus
Sewell
William Hurt Kiefer Sutherland Jennifer Connelly Richard O'Brien Ian Richardson |
John Murdoch
Inspecteur Bumstead Docteur Schreiber Emma / Anna (à la fin du film) Mr Hand / Monsieur Main Mr Book / Monsieur Livre |

Interface du
DVD
Critique : Très bonne
réalisation et Photo magnifique. Une mise en scene très
efficace. Un certain goût pour les images fortes, et
pleines de sens. On sent les diverses influences.
Akira pour le combat
de télépathe.
Miller et son
Sin City pour le gout
du cadre et de la démesure. Et bien sur un travail sur
l'architecture, les décors et les ambiances qui sert à
merveille cette histoire.
Combat entre Murdoch et
le chef des Etrangers. On sent l'inspiration
japonaise...
Pas de scène
superflux, tout se tient, il n'y a pas de période de
flottement ou d'intérogation. Ce que je reprocherais au
film, c'est d'avoir trop voulu tout nous expliquer dans
les moindres détails, et ce à maintes reprises. Comme si
le fait de laisser libre court à l'imagination de chacun
posait un problème au réalisateur. Le montage est
efficace, on suit l'histoire sans
peine.
Murdoch à la recherche
de son passé, regarde des diapos de sa supposée
vie...
Les acteurs
jouent leur rôle de manière remarquable. Il n'y a pas
vraiment de second rôles. La distribution est pertinente
et au final tout fonctionne en harmonie. Néanmoins,
l'histoire d'amour entre Murdoch et sa femme n''était pas
indispensable car ni prenante ni émouvante, mais passons
sur ce détail.
Le docteur Paul
Schreiber s'innoculant l'implant pour remplacer sa
mémoire initiale
Il est
intéressant de voir que dans la même période, d'autres
films tels que
The Truman Show,
Matrix,
Cube, nous parlent
d'un monde que nous ne contrôlons pas, d'une vérité qui
nous échappe ou qui est crée par d'autres. Biensur, on ne
peut pas parler de
Dark city sans penser
à
Métropolis, dans son
ambition, dans sa quête de symboles, sa manière
d'exploiter la ville et lui donner un propre rôle. Même
si la comparaison est un peu excessive.
Les étrangers lors de la
synthonisation collective
Une fin
discutable mais impressionnante (toujours un beau travail
sur la force de l'image) nous est offerte. Un peu plus de
mystère aurait été souhaitable, un peu de fatalisme
aussi. Car cette fin "heureuse" dénote un peu. Comment
finir sur une note positive en ayant vu tout ce que le
film représente. On perd un peu de poids et de
crédibilité. Ce qui reviens à dire que l'auteur clos son
histoire et par la même occasion les portes de la
réflexion sur le sujet que traite son film.
Murdoch et l'inspecteur
Bumstead sont au bord de la
"ville"...
Une des images
marquantes du film, la cité dans l'Espace avec son
océan imaginé par Murdoch
Une fin un peu trop
gentille...
Néanmoins et
pour conclure :
Dark City est un film
qui mêle esthétisme et symbolisme. Une histoire bien
menée même si un peu trop explicative par moment.
Beaucoup de belles images, certaines scènes mémorables.
Bref, un film à voir absolument.

Certaines
similitudes entre
Dark City et
Matrix sont pour le
peu troublantes...
Coïncidences... ? Voyez par vous-même :
A
noter que
Proyas tout
comme
David Fincher (Seven,
Fight Club) a bossé chez
Propaganda, une agence qui fait des clips et autres pubs.
Ils ont donc une culture de l'image et des symboles qui a
bien sûr influencé leur vision. On retrouvera dans
Seven un réel
travail sur l'atmosphere, la photo, un peu verdâtre,
brune, et les éclairages au kino.
